vendredi 25 avril 2014

Essai Mazda 3 2.0 SkyActiv-G 165 ch : Troisième tentative

 Après seulement quatre années, la seconde génération de Mazda 3 laisse sa place à une auto totalement inédite. Du moins l’est-elle dans sa catégorie car, pour le reste, elle emprunte très largement à sa grande soeur, la Mazda 6. Objectif : permettre à Mazda de reprendre une place enviable sur le marché européen des berlines compactes. Et pour ne pas s’en laisse compter par les Peugeot 308, VW Golf et consorts, elle a placé la barre très haut.

Présentation générale
Si la nouvelle Mazda 3 ressemble à une 6 dont on aurait tronqué la partie arrière, ce n’est pas par hasard. Les deux autos partagent la même plateforme. Une façon pour Mazda, qui est, à ce jour, l’un des rares constructeurs à ne pas être profondément lié à l’un de ses congénères, de faire des économies substantielles sur les coûts de développement. Conçue pour être un modèle à vocation mondiale, la nouvelle 3 devra, en fait, surtout séduire en Europe, ses ventes restant relativement confidentielles au Japon et aux Etats-Unis. Mais sur notre continent, la parti est loin d’être gagnée face aux mastodontes de la catégorie. Mazda se veut toutefois confiant, les deux précédentes générations ayant déjà remporté un succès enviable dans certains pays comme l’Allemagne et l’Espagne. Ce n’est pas le cas en France.

Style extérieur
Calandre pentagonale soulignée d’un trait de chrome qui va jusqu’à mordre les optiques avant, un long capot, des ailes avant très dessinées… La Mazda 3 reprend très largement les codes stylistiques en vigueur depuis le CX-5. Il est même aisé de la confondre, vue de l’avant, avec la 6. L’astuce pour les distinguer, c’est la plaque d’immatriculation. Seule la 3 l’intègre à sa calandre. Dommage que la partie arrière ne fasse pas preuve d’autant de caractère. De profil, c’est la longueur presqu’exagérée du capot qui pourra choquer. Mais force est de constater que dans une catégorie où règne plutôt la banalité, Mazda nous propose une 3 aux traits assez marqués.

Style intérieur
On a rarement l’occasion d’être surpris lorsque l’on monte à bord d’une berline japonaise. Et ce n’est pas la 3 qui changera la donne. La planche de bord évite d’être trop massive et la décoration est ultra-sobre. Ici le plastique est noir et les inserts imitent, assez mal, l’aluminium. La fantaisie n’est toutefois pas totalement mise de côté et se manifeste, notamment, dans l’unique compteur central entouré de deux écrans en forme d’aile. Comme dans une Porsche, c’est le compte-tours qui est donc à l’honneur, la vitesse n’étant indiquée que par un petit écran digital. Un bon point tout de même puisque la disposition de ce dernier lui permet d’être parfaitement lisible quelque soit la position de conduite. Autre fantaisie, la Mazda 3 arbore un écran qui singe parfaitement l’aspect d’une tablette tactile et qui se voit disposer au sommet de la console centrale. Un équipement déjà vu, notamment, dans la Mercedes Classe A sauf qu’ici, l’écran est vraiment tactile… mais seulement à l’arrêt. Une fois le véhicule en mouvement, il faudra se servir de la commande rotative disposée entre les deux sièges avant. Une gymnastique que Mazda met sur le compte de la sécurité.

Source: leblogauto.com